Couverture du Pli n°133

Articles

  • Mon chemin vers la guérison par Ronald Koh (Traduit de l'anglais par Claire Landre)
  • L'origami des tessellations Entretien avec Christiane Bettens alias Mélisande*
  • Sur la conception de variantes par Hans Dybkjær (Traduit de l'anglais par Claire Landre)
  • Histoire de l'origami (2e partie) par Guillaume Denis

Diagrammes

  • Pelle à poussière de Ronald Koh
  • Spirale de Christiane Bettens
  • Mauve de Hans Dybkjær (avec variantes).

Éditorial

Pensées de plieurs de papier

« Personne n’invente un modèle géométrique »

Christiane Bettens (connue par les internautes sous le pseudonyme de Mélisande*, avec étoile) introduit par cette citation d’une idée de Vicente Palacios, le récit de ses premiers pas dans l’origami. L’origami est avant tout une pratique : on prend connaissance de techniques et de gestes, on découvre plusieurs aspects du même modèle… plusieurs idées viennent à l’esprit, on fait des essais, on rencontre d’autres plieurs, tout cela est autour de la « création » ce mot sacré et magique qui fait peut-être oublier la plus grande part de l’expérience du plieur. Comment Christiane en est-elle venue à rejoindre les passionnés de « tessellations », d’où vient ce terme, quelle est la particularité de cette technique, autant de questions auxquelles elle répond pour nous initier à cette branche du pliage de papier. Si vous ne les connaissez pas déjà, nous vous invitons en complément de cette interview, à visiter sa très belle galerie de photos sur internet, ainsi que son blog.

Thème et variations

En décrivant les étapes d’une recherche pour développer des variantes d’un modèle de fleur géométrique, Hans Dybkjær, plieur danois, nous fait entrer dans l’atelier du créateur où l’on réfléchit et l’on travaille. Le processus de création n’y apparaît pas comme un mystère indicible, mais comme une exploration systématique des possibles. Partant d’un seul et même modèle, à la fin nous aurons un bouquet varié, et même le vase !

Les effets bénéfiques de l’origami sur le plieur lui-même

C’est un témoignage rare que nous découvrirons dans ce numéro grâce à une nouvelle traduction de Claire Landre. Ronald Koh, plieur de Singapour, à la suite d’un accident vasculaire cérébral, a pu retrouver l’énergie nécessaire pour commencer une rééducation cérébrale, grâce à l’origami. Ce moyen original a même inspiré les autres malades et le personnel soignant. De nombreux plieurs ont expérimenté les effets bienfaisants et même thérapeutiques de l’origami, mais bien peu ont su l’exprimer avec autant d’acuité et de force.

En complément des expositions et photos qui contribuent à faire connaître l’origami dans le monde, nous sommes heureux de donner la parole aux plieurs dans notre revue « Le Pli », pour voir un peu plus loin.

Les Rencontres de Mai approchent ! Cette année à Colmar Trois-Épis nous accueillerons des historiens de l’origami, c’est un titre que je leur donne aujourd’hui bien qu’ils ne l’aient reçu d’aucune institution (elles n’existent pas encore !) : Michel Grand, Juan Gimeno et Joan Sallas. Plieurs et créateurs, ils nous enseigneront leurs œuvres tout en nous entraînant dans des causeries. Nous aurons aussi le plaisir de recevoir Carmen Sprung, pour nous enseigner ses modèles géométriques connus pour leur finesse et leur gracieuse féminité. Elle partagera avec nous sa vision de l’origami.

Bonne lecture !

Viviane Berty.