Articles

  • Angoulême 2012 : portraits de Joseph Wu, Felipe Moreno, Jozsef Zsebe, Lydia Diard
  • Angoulême : Rencontres de Mai millésime 2012 de Cécile Geniez, Sandry Andrianivosolo, Elisabeth Devos.
  • Exposition « Éric Joisel » et Rencontres de Mai à Angoulême d'Alain Joisel
  • Le challenge de création sur le Forum francophone d'origami de François Verdier
  • Un siècle d'origami en Amérique-latine de Taki Girard
  • L'histoire de la création de la Société Hongroise d'origami de Susanna Kricskovics (traduction de Judit Barta)
  • L'utilisation des polysaccharides dans l'origami d'Eric Madrigal (traduction de Taki Girard)
  • Dans les petits papiers du plieur de Jean-Michel Lucas
  • Rencontre avec Erik Orsenna d'Alain Georgeot
  • Sur la route du papier critique du livre d'Erik Orsenna d'Aurèle Duda
  • Monsieur Dogson pliait aussi d’Élisabeth Devos et Michel Grand (Lewis Carroll et l'origami)

Diagrammes

  • Jersey sport de Joseph Wu
  • CP1051 de Lydia Diard (CP)
  • Pélican de Jozsef Zsebe
  • Canardollar d'Alain Georgeot
  • Labyrinthe d'Aurèle Duda
  • Rose blanche du Val d'Aran d'Adrien Boussicault

Suppléments

  • Chocogami, une douce tradition par Andrés Sánchez
  • Hommage à Éric Joisel par Román Diaz

Éditorial : Sur la route de l'origami

Au Musée, à l’Académie Française, au cinéma

Tout d’abord une bonne nouvelle : l’origami vient de faire son entrée dans un musée national de France. Le 16 mai 2012 a eu lieu le vernissage de l’exposition « Éric Joisel, le magicien de l’origami » au Musée du Papier d’Angoulême. Relayé par les médias locaux et nationaux, cet événement connaît un succès inespéré : plus de 5 000 visiteurs dès le premier mois. Juste récompense du magnifique travail d’Alain Joisel, frère d’Éric (qui a rejoint cette année les rangs du MFPP !), Yves Clavel, concepteur du magnifique catalogue de l’exposition, Naomiki Sato et Jorge Pardo, assistant le superbe travail du scénographe Jean-Marie Debaud. Cette exposition rassemble des œuvres de collections privées françaises et espagnoles.

En février dernier, l’Académicien Erik Orsenna consacrait quelques pages au pliage de papier et même au MFPP (!) dans son dernier livre Sur la route du papier. Et puis, au générique du dernier film de Bruno Podalydès, Adieu Berthe, sorti en juin, on voit un mobile de kusudama plié spécialement par Claudine Pisasale…L’origami serait-il soudain dans l’air du temps ?

D’Angoulême à l’Europe

En effet, il soufflait un vent nouveau à Angoulême où, sur une initiative de Patrice Reytier, Jean-Francis Dupoirier a organisé parallèlement à l’expo Joisel nos « Rencontres de Mai », avec l’aide précieuse du groupe de La Rochelle. Felipe Moreno annonçait la création du premier musée européen de l’origami à Saragosse (où l’expo Joisel sera transportée). Rendez-vous est pris au printemps 2013 pour une première réunion des associations européennes en vue de développer des projets communs.

Du virtuel au réel

En France nous commençons à poser les bases d’un nouveau dialogue entre les Anciens et les Modernes, autrement dit entre les jeunes et les vieux ! A quelles conditions sera-t-il possible de trouver une harmonie entre ces deux dimensions spatio-temporelles essentiellement étrangères l’une à l’autre : le forum français d’origami, d’une part, ce lieu virtuel d’échanges spontanés, inconséquents, où fourmillent toutes sortes d’idées dans un chaos d’où naît la vie même, et le MFPP, d’autre part, un cadre institutionnel un peu essoufflé après trente ans d’existence, détenteur des inestimables ressources de la culture et de la formation des plieurs : l’Orithèque, capable de conduire des projets éditoriaux de qualité, et d’agir de façon cohérente sur un long terme ? Dans ce numéro double, un « Canardollar » parmi les nombreuses créations d’Alain Georgeot, côtoie une « Rose du Val d’Aran » toute première publication d’un jeune espoir de l’origami français Adrien Boussicault. Début de ce dialogue…

Origami mondial

Vous pourrez aussi voyager dans l’histoire et dans les pays d’Amérique latine, grâce à Taki Girard, ou dans les temps héroïques de la fondation de l’association d’origami hongroise grâce à la traduction des mémoires de Susanna Kricskovics par Judit Barta, ou encore dans les contrées littéraires de Lewis Carroll grâce à l’étude d’Elisabeth Devos.

Le questionnaire « Qui peut faire quoi au MFPP ? » a été fort bien accueilli jusqu’à présent, et va encore continuer à circuler quelques temps. Déjà, vous découvrirez quelques nouvelles signatures dans les pages qui suivent.

Bon été à tous !

Viviane Berty.